Des Bouchons Lyonnais au SIRHA

Des Bouchons Lyonnais au SIRHA

 

Vous connaissez probablement de réputation les Bouchons lyonnais.

 Mais  que sont les bouchons lyonnais?

Imaginez au tournant du 19 ème siècle  les modifications de la société. Les familles bourgeoises s’appauvrissent. Elles licencient beaucoup de cuisinières. Certaines de ces dames vont alors continuer à exercer leur talent, à leur propre compte et ouvrent des auberges. On y mange une cuisine simple, nourrissante et peu chère. Ainsi sont apparus ces bouchons lyonnais où l’on mange en toute simplicité et dans une ambiance chaleureuse,sur une table en bois recouverte de tissu à carreaux.

Certaines cuisinières devinrent célèbres comme la mère Léa, la mère Fillioux ou encore la mère Brazier. Elles se démarquent  et se distinguent par la finesse et la qualité des mets proposés. Elles sont les précurseurs de la grande cuisine lyonnaise.

Il existe encore une mère lyonnaise: Muriel Ferrari, dite Mumu, qui oeuvre au Café des Artisans, 116 bis rue du Dauphiné à Lyon 3ème. Mumu a ouvert son bouchon assez tard mais est vite devenue célèbre. Consacrée par la Confrérie des Francs – Mâchons en 2004, elle est célèbre aussi au Japon!Elle a raconté sa vie d’avant dans un livre « Je voulais vous dire ». Un autre livre « Les recettes de Muriel » vient de recevoir le Grand Prix 2019  du livre Gourmand Brillat – Savarin.

Mais d’où vient l’appellation « bouchon » ?

Ce mot vient du patois lyonnais « bousche ». Le « bousche » était la grappe de pomme de pin (symbole de Bacchus) ou le bouquet de paille qui se trouvait à la devanture de l’auberge. « Bousche » devint au fil du temps « bouchon ».

Une autre version raconte que ce mot viendrait du fait que les chevaux étaient « bouchonnés » pendant que leurs maîtres mangeaient.

Que mange – t- on dans ces bouchons lyonnais ?

En entrée, vous pourrez trouver des quenelles, du Jésus ou de la Rosette de Lyon, du caviar des Canuts (salade de lentilles au cervelas).

En plat principal, régalez vous avec un saucisson brioché, un tablier de sapeur (sorte d’escalope panée constituée de gras double cuit au bouillon et mariné dans du vin blanc), une andouillette, un gratin de ravioles, un gâteau de foies de volaille.

Pour finir, choisissez  une cervelle de Canut (fromage frais aux herbes), un demi – Marcellin ou encore une tarte aux pralines.

La tradition lyonnaise va cependant bien au – delà des bouchons. Elle vous propose des plats extraordinaires imaginés par des chefs talentueux dont certains sont les héritiers de « Monsieur Paul ».

Notez que deux labels sont spécifiques à Lyon : « Les Bouchons Lyonnais » mais aussi et surtout « Les Toques blanches Lyonnaises ».

Lyon, capitale de la gastronomie ? La réponse est évidente. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le SIRHA s’est de  nouveau à Lyon en 2019, du 27 au 30 janvier. Le SIRHA est LA rencontre des professionnels de la restauration, de l’hôtellerie et de l’alimentation. Ses participants viennent de nombreux pays. C’est près de 3000 exposants et marques, plus de 30 000 visiteurs internationaux. C’est aussi des concours prestigieux comme « Le Bocuse d’Or », la coupe du monde de la pâtisserie et bien d’autres.

Beaucoup plus modestement, sachez que nous vous accueillons à notre table, aux Terrasses de Fleurieux » pour partager quelques mets et le plaisir d’être ensemble. Il suffit de réserver sur ce site.

A très bientôt.

1 Commentaire

  • par DEVILLE FLORIANE Posté 02/01/2019 12:11

    Article très intéressant ! Je ne connaissais pas l’origine du « bouchon »

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